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L'affaire du Watergate

 
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Mathieu
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MessagePosté le: Mer 15 Oct - 21:56 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Watergate Répondre en citant

Scandale du Watergate

Le scandale du Watergate ou affaire du Watergate est une suite d'évènements qui débouche, en 1974, sur la démission du président des États-Unis Richard Nixon. L'affaire commence avec le cambriolage de locaux du Parti démocrate dans l'immeuble du Watergate à Washington en 1972, et se développe ensuite avec de nombreuses ramifications. Les investigations de journalistes et une longue enquête sénatoriale lèvent le voile sur des pratiques illégales à grande échelle au sein de l'administration présidentielle.



Cambriolage

Le scandale du Watergate commence lorsque, dans la nuit du 17 juin 1972, cinq cambrioleurs (dont deux Cubains), repérés par un agent de sécurité, sont arrêtés par la police dans l'immeuble du Watergate, au siège du Parti démocrate. Transportant du matériel d'écoute, ces hommes ressemblent plus à des agents secrets qu'à des cambrioleurs. Sur des carnets d'adresses retrouvés en leur possession, on trouve les coordonnées d'un certain Howard Hunt. L'un d'entre eux, James McCord, attire particulièrement l'attention : c'est un colonel réserviste de l'armée de l'Air, un ancien du FBI et de la CIA, et surtout un membre du Comité pour la réélection du Président. Le FBI, malgré les éléments probants, ne poursuit pas l'enquête.

Le 22 juin, le président Nixon évoque pour la première fois l'affaire en déclarant : « La Maison Blanche n'est impliquée en aucune manière dans cet incident. » Pendant les six mois qui suivent, l'affaire est oubliée, et lors de l'élection présidentielle de novembre 1972, Richard Nixon remporte contre le démocrate George McGovern la plus écrasante victoire électorale de toute l'histoire des États-Unis.

L'enquête des journalistes

Deux journalistes du Washington Post, Carl Bernstein et Bob Woodward, enquêtent pour démêler un écheveau compliqué dont tous les fils conduisent à la Maison Blanche, à travers le Comité pour la réélection du président (CRP) de Richard Nixon. Jeunes journalistes d'investigation, ils utilisent beaucoup le téléphone et n'hésitent pas à contacter plusieurs centaines d'interlocuteurs, creusant des pistes qui avaient d'abord semblé maigres. Dans un premier temps, à partir des informations recueillies directement sur les cambrioleurs, ils parviennent à remonter les fils du financement occulte de la campagne électorale de Nixon en 1972, opéré notamment par le biais d'intermédiaires au Mexique. Ils sont aidés par un informateur inconnu surnommé Gorge Profonde (Deep Throat en anglais, pseudonyme venant d'un film pornographique nommé ainsi, sorti en 1972), dont l'identité n'a été révélée que 30 ans plus tard, son nom est Mark Felt, et il était le directeur adjoint du FBI.

Obsédés par l'affaire et suivis par leurs confrères, Woodward et Bernstein (surnommés Woodstein) parviennent à éclairer le sujet, qui est ensuite relayé par la justice américaine, puis par une commission d'enquête sénatoriale. C'est l'un des cas les plus évidents, dans l'histoire américaine, de l'influence du « quatrième pouvoir ».

Un reporter, « l'inventeur » du journalisme gonzo Hunter S. Thompson, qui ne cache pas son mépris envers Nixon et ses hommes (qualifiés tantôt de maquereaux, de fascistes ou d'incapables), donne une analyse décalée et non moins passionnée des auditions du Watergate pour le magazine Rolling Stone (articles rassemblés dans deux livres : La Grande Chasse au requin et Le Nouveau Testament Gonzo).

La commission d'enquête sénatoriale

En janvier 1973, le juge du District de Columbia, John Sirica préside le procès des cinq cambrioleurs, ainsi que celui de leur chef, Howard Hunt (ancien agent de la CIA) et de leur commanditaire direct, Gordon Liddy (ancien du FBI et membre du Comité pour la réélection du président). Persuadé qu'ils ne disent pas toute la vérité, le juge prolonge l'enquête. L'un des accusés, James McCord, écrit au juge une lettre dans laquelle il affirme s'être parjuré devant le tribunal, à cause de pressions émanant de la Maison Blanche, et indiquant que de hauts responsables sont impliqués.

Une commission sénatoriale, dirigée par le démocrate Sam Ervin, est alors mise sur pied pour enquêter sur l'affaire, avec les démocrates (majoritaires au Sénat) Herman Talmadge, Joseph Montoya, Daniel Inouye, et les républicains Howard Baker, Edward Gurney, Lowell Weicker. Ils sont assistés par les conseillers Sam Dash (démocrate) et Fred Thompson (républicain).

La commission d'enquête sénatoriale s'appuie sur le principe de subpoena, c'est-à-dire la possibilité d'appeler des témoins, avec l'éventualité de poursuites par une juridiction en cas de parjure ou si un quelconque acte illégal est révélé.

Les révélations

La Commission sénatoriale parvient, au cours d'une instruction qui dure un an et demi (mars 1973-août 1974) à la conclusion que certains proches de Richard Nixon ont été coupables d'obstructions à la justice, faux témoignages, écoutes clandestines, détournements de fonds, etc.

L'enquête a démontré que ce type de pratiques ne se résumait pas à des cas isolés. L'affaire des Papiers du Pentagone en 1971, en fut également la démonstration, quand un expert du Pentagone, Daniel Ellsberg fournit à la presse une copie d'un long rapport secret dévoilant des aspects dissimulés de la guerre du Viêt Nam. Le psychiatre d'Ellsberg avait ainsi été cambriolé par la même équipe que celle du Watergate, menée par Howard Hunt. Cette équipe, spécialisée dans la pose de matériel d'écoute, est surnommée, au cours de l'affaire, l'équipe des « plombiers ».

On apprit lors de l'enquête que des membres de ces équipes, dont Howard Hunt, avaient été dépêchés, le 18 juillet 1969, à Chappaquiddick, Massachusetts, aussitôt après l'accident de voiture du sénateur démocrate Ted Kennedy, qui coûta la vie à l'une de ses collaboratrices, et brisa à jamais les ambitions présidentielles du frère de l'ancien président Kennedy.

Il fut également établi que l'administration Nixon avait constitué une liste noire informelle d'adversaires présumés, à faire harceler par le fisc ou à discréditer par des poursuites judiciaires. Cette liste a été compilée par Charles Colson, conseiller spécial du président, accusé par John Dean d'avoir également projeté de placer une bombe dans les locaux de la Brookings Institution, pour y voler des documents.

Sur la fin, la commission sénatoriale s'intéresse aux mouvements financiers liés aux campagnes électorales, concernant notamment une contribution du milliardaire Howard Hughes de 100 000 dollars, et son détournement par Bebe Rebozo, intermédiaire et ami intime de Nixon. Cette partie de l'enquête ne fut pas menée jusqu'à son terme.

Les audiences et les démissions

Les audiences, retransmises en direct à la télévision à partir du 18 mai, ou faisant l'objet de larges comptes rendus dans les journaux, sont suivies par une grande partie du public américain, qui se passionne pour les multiples rebondissements qui se succèdent et qui révèlent un aspect inconnu des pratiques de l'institution suprême.

Au cours de l'enquête, trois témoignages successifs sont des grands tournants du scandale, de véritables bombes. Le premier, celui de James McCord, a révélé l'existence d'une équipe d'espions au service de membres du staff de la Maison Blanche. Le deuxième, celui de John Dean, conseiller juridique de la présidence, révèle, en juin, les conspirations s'étant tramées dans le Bureau ovale. Le troisième, celui d'Alexander Butterfield, haut-fonctionnaire, révèle en juillet qu'un système d'écoute secret pourrait permettre d'en savoir plus.

Tout part donc des aveux de James McCord, en février 1973, qui, dans un premier temps, mettent en cause John Mitchell, ancien Attorney General, John Dean, conseiller juridique du président, et Charles Colson. John Mitchell est le premier haut responsable mis en cause, en tant que président, en 1972, du Comité pour la réélection du président, qui a servi d'intermédiaire entre la Maison Blanche et les cambrioleurs, notamment pour le financement de leurs opérations. Sa femme, Martha, se répand alors en accusations contre l'administration présidentielle devant les journalistes.

Le 27 avril, le directeur du FBI, Patrick Gray, démissionne, après qu'il a été révélé, à la suite de son audition devant le Sénat pour ratifier sa récente nomination, qu'il a détruit des documents relatifs à l'enquête sur le cambriolage.


Les enregistrements à la maison blanche


Le 16 juillet 1973, Alexander Butterfield, adjoint de Bob Haldeman et témoin surprise, révèle qu'il existait un système d'écoute sophistiqué enregistrant toutes les conversations, à l'insu des personnes concernées, au sein du bâtiment de l'exécutif suprême. De tels enregistrements étaient déjà ponctuellement pratiqués sous l'administration de Kennedy. Cette information est largement diffusée par la presse, et implique la dissimulation de preuves de l'implication de Richard Nixon et de ses collaborateurs dans les événements du Watergate. Le président tente de soustraire à l'enquête les bandes magnétiques comportant les enregistrements des conversations menées dans le bureau ovale, et rapportées par les témoins.


Démission de Nixon

Nixon n'a jamais cessé de plaider son innocence, plaidée jusqu'au bout par son porte-parole et conseiller en communication Ron Ziegler. Le 17 novembre 1973, le président avait prononcé un discours célèbre, déclarant : I am not a crook (Je ne suis pas un escroc).

Après s'être farouchement défendu, il préfère néanmoins donner sa démission quand l'impeachment est engagé contre lui. Nixon est le seul président de l'histoire des États-Unis à avoir démissionné. Il quitte ses fonctions le 9 août 1974, une semaine après le déclenchement de la procédure. Après un discours devant le personnel de la Maison Blanche et les journalistes, il quitte en direct la Maison Blanche à bord d'Army One, l'hélicoptère présidentiel de l'US Army.

Le vice-président, Gerald Ford, nommé par Nixon en décembre 1973 après la démission de Spiro Agnew, le vice-président élu en 1972, pour une affaire de corruption distincte, lui succède immédiatement. Sa première action officielle, très controversée, est de gracier Richard Nixon, ce qui a pour effet de stopper toute procédure. Nixon, avocat, n'en est pas moins radié du barreau de l'État de New York en 1976.

Quant aux enregistrements qui ont suscité d'interminables batailles juridiques, le président Ford en donne le contrôle à Nixon, qui est le seul habilité à donner les autorisations pour leurs consultations.



Les poursuites judiciaires


À l'issue du procès des cambrioleurs en janvier 1973, plaidant coupable, Howard Hunt passe 33 mois en prison. Gordon Liddy, lui, est condamné à une peine de 20 ans, mais est amnistié 4 ans plus tard par le président Jimmy Carter.

En novembre 1973, John Dean plaide coupable, devant le juge Sirica, d'obstruction à la justice. Il témoigne contre Mitchell, Haldeman et Ehrlichman et bénéficie alors du même programme de protection que celui des témoins contre le crime organisé ; il passe 4 mois en prison.

Le 1er mars 1974, sept collaborateurs de Nixon, dont Haldeman, Ehrlichman, Colson et Mitchell, sont inculpés pour conspiration dans le cadre de l'affaire du Watergate. En juin 1974 Charles Colson plaide coupable d'obstruction à la justice dans l'affaire Ellsberg. Il évite ainsi d'autres poursuites, et ne passe que 7 mois en prison. En janvier 1975, John Ehrlichman et Bob Haldeman sont reconnus coupables de conspiration, obstruction à la justice et parjure ; ils passent 18 mois en prison. En février 1975, John Mitchell est reconnu coupable des mêmes crimes ; il passe 19 mois en prison.
En tout, plus de 70 personnes ont été poursuivies en justice dans le cadre de ce scandale.

Le mystère de l'identité de Goerge profonde

L'identité de l'informateur Gorge profonde (Bob Woodward a donné ce surnom en référence au film pornographique portant ce titre, Gorge profonde qui avait connu un grand succès en 1972) est un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre. Au cours de l'histoire, plusieurs personnalités politiques célèbres, dont Henry Kissinger, George H. W. Bush, Ron Ziegler, John Dean, Alexander Haig ou Pat Buchanan sont présentées comme cet informateur mystère.

Les seules personnes connaissant son identité sont les deux journalistes et leur rédacteur en chef de l'époque, Benjamin Bradlee. La véritable identité de Gorge profonde est finalement révélée par le magazine américain Vanity Fair du 31 mai 2005. Il s'agit de W. Mark Felt, directeur adjoint du FBI sous Richard Nixon. Il déclare qu'à l'âge de 91 ans, il souhaite « libérer sa conscience ». Le Washington Post confirme l'information quelques heures plus tard. Bob Woodward raconte qu'il connaissait Mark Felt depuis 1970, et que les relations entre le FBI et la Maison Blanche s'étaient sérieusement dégradées. Il a également été fait mention du dépit de Felt de ne pas avoir été nommé à la tête du FBI à la mort de John Edgar Hoover.


Suite à ce scandale, les médias américains ont pris l'habitude d'utiliser le suffixe « -gate » pour désigner des affaires d'État, des actions illégales ou des mensonges des autorités gouvernementales américaines : Irangate, Monicagate, etc. Cette habitude est également parvenue en France où une affaire des ventes d'armes à l'Angola a été nommée « Angolagate » (terme créé par Le Monde en janvier 2001). Le mot « gate » signifie porte en anglais.



  • 5 novembre 1968 : Première élection présidentielle victorieuse de Richard Nixon, officiellement investi comme président des États-Unis le 20 janvier 1969.
  • 12 mai 1969 : Nixon ordonne au FBI la mise en place d'écoutes pour connaître l'origine des fuites dans la presse concernant les bombardements secrets sur le Cambodge qu'il a autorisé le 23 février.
  • 13 juin 1971 : Le New York Times commence la publication des « Dossiers du Pentagone » (Pentagon Papers), fournis par Daniel Ellsberg, qui révèlent les mensonges de l'administration américaine depuis le début de la guerre du Vietnam.
  • 3-4 septembre 1971 : Howard Hunt et Gordon Liddy organisent le cambriolage du bureau du psychiatre de Daniel Ellsberg.
  • 17 juin 1972 : Cinq hommes sont arrêtés pour cambriolage au siège du Parti démocrate, dans le complexe immobilier du Watergate à Washington, dont James McCord, directeur de la sécurité au Comité pour la réélection du Président.
  • 19 juin 1972 : Le Washington Post révèle qu'un membre de la sécurité du Parti républicain faisait partie de l'équipe des cambrioleurs. John N. Mitchell, président du Comité pour la réélection du Président, dément toute implication.
  • 23 juin 1972 : Le Président et Bob Haldeman, chef de cabinet de la Maison Blanche, prévoient de faire intervenir la CIA pour gêner l’enquête du FBI sur le cambriolage au Watergate. Sur la bande contenant cette conversation, il y a un trou de 18 minutes (smoking gun tape).
  • 10-13 juillet 1972 : Convention nationale du Parti démocrate à Miami, George McGovern est le candidat désigné pour l'élection présidentielle face à Richard Nixon.
  • 15 septembre 1972 : Hunt, Liddy et les cinq cambrioleurs du Watergate sont inculpés de délits tombant sour le coup des lois fédérales.
  • 7 novembre 1972 : Réélection de Richard Nixon avec 60,8 % des suffrages et la majorité dans tous les États sauf le Massachusetts
  • 8-30 janvier 1973 : Jugement des 7 inculpés du cambriologe du Watergate. Tous plaident coupable, sauf Liddy et Hunt, qui sont tous deux condamnés par le jury
  • 7 février 1973 : Le Sénat décide par 70 voix contre 0 de créer une commission chargée d’enquêter sur le Watergate
  • 27 février 1973 : Première entrevue de Dean avec le président depuis le 15 septembre 1972. Les deux hommes discutent du camouflage de l’affaire
  • 19 mars 1973 : James McCord rédige une lettre à l'attention du juge John Sirica dans laquelle il dénonce John N. Mitchell et Charles Colson.
  • 21 mars 1973 : Entrevue cruciale entre Dean et Nixon. Le sujet porte sur des moyens de s’assurer le silence définitif des cambrioleurs et des personnes impliqués dans le camouflage. On évoque de payer pour leur silence et des promesses de clémence. Le même jour, l’avocat de Howard Hunt reçoit 75 000 dollars
  • 30 avril 1973 : Le Président annonce que Haldeman, Ehrlichman et le Procureur général (Attorney General) Richard Kleindienst donnent leur démission et que Dean est démis de ses fonctions. Leonard Garment succède à Dean comme avocat-conseil de la Maison Blanche et Elliot Richardson remplace Kleindienst
  • 4 mai 1973 : La Maison Blanche annonce que le général Alexander M. Haig est nommé chef de cabinet (Chief of staff) intérimaire de la Maison Blanche
  • 10 mai 1973 : La Maison Blanche annonce que J. Fred Buzhardt est engagé comme avocat-conseil spécial du Président pour l’affaire du Watergate
  • 17 mai 1973 : La Commission sénatoriale sur le Watergate commence ses audiences télévisées
  • 18 mai 1973 : Archibald Cox est nommé procureur extraordinaire dans l’affaire du Watergate
  • 22 mai 1973 : Le Président dément de nouveau avoir été au courant du cambriolage ou du camouflage. Il reconnaît toutefois avoir voulu limiter l’étendue de l’enquête sur le Watergate pour des raisons de sécurité nationale
  • 25-29 juin 1973 : Dean témoigne devant la commission sénatoriale et accuse le Président d’avoir participé au camouflage
  • 13 juillet 1973 : Alexander Butterfield révèle à la commission sénatoriale l’existence d’un système d’écoute à la Maison Blanche
  • 18 juillet 1973 : Le système d’écoute est débranché
  • 23 juillet 1973 : Cox lance une sommation de produire les enregistrements de neufs conversations enregistrées
  • 25 juillet 1973 : Le Président Nixon refuse de remettre les bandes sonores en prétextant le privilège de l’exécutif
  • 29 août 1973 : Le juge Sirica décide que le Président doit remettre les bandes faisant l’objet de la sommation. La Maison Blanche annonce qu’elle fera appel
  • 10 octobre 1973 : Le Vice-président Agnew donne sa démission
  • 12 octobre 1973 : La Cour d’appel des États-Unis confirme la décision du juge Sirica concernant les bandes. Le même jour, le Président nomme Gerald L. Ford Vice-Président
  • 20 octobre 1973 : « Le massacre du samedi soir ». Cox est démis de ses fonctions. Le procureur général Richardson et le procureur général adjoint William Ruckelshaus, refusent de démettre Cox et donnent leur démission
  • 23 octobre 1973 : Charles Alan Wright annonce au juge Sirica que les enregistrements vont être remis
  • 1er novembre 1973 : Leon Jaworski est nommé procureur extraordinaire dans l’affaire du Watergate en remplacement de Cox
  • 21 novembre 1973 : Les avocats de la Maison Blanche révèlent le « trou » de 18 minutes dans la bande du 20 juin 1972 au juge Sirica. Le juge rend cette information publique immédiatement
  • 4 janvier 1974 : La Maison Blanche annonce que James St-Clair devient le principal avocat-conseil du Président pour l’affaire du Watergate
  • 1er mars 1974 : Le Grand Jury chargé de l’affaire du camouflage inculpe Haldeman, Ehrlichman, Mitchell, Robert Madiran, Charles W. Colson, Gordon Strachan et Kenneth W. Parkinson. Richard Nixon est cité comme conspirateur non inculpé, mais cette information est tenue secrète
  • 11 avril 1974 : La Commission judiciaire somme le Président de produire 42 enregistrements
  • 18 avril 1974 : Le procureur Jaworski somme le Président de produire 64 enregistrements supplémentaires
  • 29 avril 1974 : Dans une allocution télévisée, le Président annonce qu’il va remettre à la Commission judiciaire des transcriptions « caviardées » des conversations faisant l’objet des sommations et qu’il va les rendre publiques
  • 30 avril 1974 : L’avocat St-Clair annonce que le Président refuse de remettre les bandes magnétiques et les documents demandés par le procureur extraordinaire
  • 9 mai 1974 : La Commission judiciaire de la Chambre débute ses séances sur la destitution du Président (Impeachment)
  • 20 mai 1974 : Le juge Sirica rejette une demande de la Maison Blanche visant à annuler la sommation du procureur extraordinaire
  • 24 mai 1974 : Jaworski demande à la Cour suprême des États-Unis de trancher au sujet de sa sommation de produire les 64 bandes magnétiques
  • 24 juillet 1974 : La Cour Suprême décide par 8 voix contre 0 que le Président doit remettre les 64 bandes magnétiques demandés par le procureur extraordinaire
  • 27-29 juillet 1974 : La Commission judiciaire de la Chambre vote par 27 voix contre 11 le premier chef d’accusation pour la destitution du Président (Impeachment), accusant le Président d’avoir fait obstacle à la justice en essayant de camoufler l’affaire du Watergate. Le 2e et 3e chef d’accusation sont votés les jours suivants
  • 5 août 1974 : La Maison Blanche publie des transcriptions des trois conversations du 23 juin 1972
  • 8 août 1974 : Au cours d’une allocution télévisée, le Président annonce qu’il va donner sa démission
  • 9 août 1974 : Gerald L Ford devient le 38e Président des États-Unis
  • 8 septembre 1974 : Le Président Ford accorde une amnistie à Richard Nixon pour les faits liés à l'enquête sur le Watergate, ainsi que l'usage exclusif des bandes magnétiques

Le Watergate au cinéma


Le film d'Alan J. Pakula, Les Hommes du président (All the President's Men), tiré du livre du même nom, raconte l'histoire des journalistes qui ont dévoilé le scandale, et sorti deux ans seulement après la fin du scandale. Le rôle de Bob Woodward est repris par Robert Redford, et celui de Carl Bernstein par Dustin Hoffman.
Le film de Robert Zemeckis, Forrest Gump, fait un clin d'œil à cet événement, lorsque Forrest Gump de la fenêtre de sa chambre à Washington, surprend en pleine nuit « des lumières » dans l'immeuble Watergate.
Le film biographique d'Oliver Stone, Nixon, octroie une large place aux épisodes du Watergate vus de l'intérieur de la Maison Blanche, en reprenant implicitement les thèses selon lesquelles les bandes auraient dévoilé le langage grossier et agressif du président, et contenaient des références à des opérations occultes de la CIA.


Sources
Texte: Wikipédia (quelques modifications)
Images: Google Images
  

_________________


Dernière édition par Mathieu le Ven 17 Oct - 14:39 (2008); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 15 Oct - 21:56 (2008)    Sujet du message: Publicité

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fred


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Inscrit le: 01 Oct 2008
Messages: 609
Localisation: toulouse

MessagePosté le: Mer 15 Oct - 23:18 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Watergate Répondre en citant

Merci a toi.
J'ai apris pas mal de trucs Okay
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Mathieu
Administrateur

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Inscrit le: 27 Sep 2008
Messages: 642
Localisation: Bruxelles

MessagePosté le: Mer 15 Oct - 23:48 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Watergate Répondre en citant

C'est toujours un plaisir  Smile

A propos, je vous recommande de voir le film" Les hommes du président". Je l'ai vu à la télévision il y a 2 jours, et même si je n'ai pas tout bien suivi, c'est un bon film pour en savoir plus sur l'affaire du Watergate. De plus, c'est avec Robert Redford et Dustin Hoffman, de très bon acteurs! Okay
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Julie313


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Inscrit le: 01 Oct 2008
Messages: 378
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven 17 Oct - 14:51 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Watergate Répondre en citant

Merci,j'ai eu le courage de tout lire (sauf la chronologie des événements,je suis trop fatiguée  Laughing )
Et j'ai appris beaucoup de chose,notamment pour le suffixe -gate
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